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Utilisation du système flash Nikon

Pour le D7000 voir ici

 

Depuis quelques années Nikon a introduit un système flash appelé iTTL. Il est actuellement composé des flashes intégrés aux appareils reflex, et des flashes externes SB910, SB700, SB400, , SB400, et système macro SB-R200.
(SB900, SB600 , SB800 discontinués)

TTL:

Through The Lens (à travers l’objectif) indique que la mesure de l’éclair du flash par la cellule spécialisée de l’appareil se fait après passage par l’objectif, tout comme la lumière ambiante. Ce principe, utilisé maintenant depuis des années, est un gage de fiabilité puisque cette mesure correspond alors exactement à la scène cadrée et tient compte des accessoire montés (filtres ou autres) et de la luminosité de l’optique elle même.

Rappel:

La puissance des flashes est le plus souvent exprimée par un chiffre le Nombre Guide (NG). Ce nombre est donné pour une sensibilité de 100 iso et (pour Nikon) pour un angle d’éclairage correspondant à un 35 mm ou 50mm (selon flash et notices)
La connaissance de cette valeur permet en réglage manuel, (le flash part alors en pleine puissance) de calculer le diaphragme à afficher sur l’appareil en connaissant la distance du sujet:


ex: avec un flash de NG=40, si le sujet est situé à 5 m: 40/5= 8 on utilisera le diaphragme f8

Attention: beaucoup de marques donnent leur nombre guide pour un angle d'éclairage correspondant au réglage le plus resserré de la tête zoom du flash! ceci peut donc être trompeur si l'on compare les puissances annoncées par rapport à Nikon qui les annonce pour un angle d'éclairage correspondant à un 35mm ou un 50mm.

 

Les modèles de flashes actuellement disponibles chez Nikon son le SB910, le SB700, le SB400 ainsi que les flashes macro SBR 200 et leurs kits.

Les flashes cobra nikon se distinguent par leur puissance et leurs fonctionnalités. Pour la puissance le SB910 : NG34 à 35mm et 100 iso, le SB700: NG28 à 35mm et 100 iso, le SB400: NG20 à 27mm à 100

(pour 200 iso-> NG x 1,4)

 

Les fonctionnalités sont fort différentes. On notera principalement pour les SB 910 et SB700 des possibilités de configuration très importantes et un accès aux fonctions plus facile ainsi qu'une large plage de focales couvertes (17 à 200mm en format FX, et 12 à 200mm en format FX pour le SB910) et (de 24 à 120 en format FX ou de 16 à 120 en format DX). De plus leur têtes sont orientables horizontalement et verticalement, et ils sont livrés avec un jeu de filtres de correction.

 

Principe du flash électronique: Un flash est constitué d'un circuit électronique de puissance qui charge un condensateur à une tension élevée. Au moment du déclenchement le condensateur se décharge brutalement dans le tube flash ce qui produit l'ionisation du gaz qu'il contient et produit un éclair puissant et de très courte durée.

A pleine puissance cet éclair dure environ entre 1/350e et 1/ 500e de seconde (selon modèle).

La réglage de la puissance de la lumière émise se fait en diminuant la durée de l'éclair. Ainsi à très faible puissance un flash comme le SB900 émet des éclairs de 1/20.000e de seconde.

 

Principe de la mesure flash Nikon

Flash

Lorsque l’on appuie à fond sur le déclencheur pour prendre une photo, quelques millisecondes avant d’effectuer la prise de vue, le flash émet une série d’éclairs de faible intensité mais de valeur calibrée. La cellule de 1005 zones située dans le viseur de l'appareil reçoit alors la lumière du flash réfléchie par les sujets cadrés. Le calculateur analyse cette lumière et en déduit la puissance d’éclair à délivrer pour exposer correctement le sujet (en tenant compte des différents paramètres de réglages de l’appareil (diaphragme, sensibilité). Le miroir remonte alors et l’obturateur s’ouvre permettant l’exposition et le départ de l’éclair principal dosé selon la mesure effectuée.


Équilibre flash/ambiance:

Le système flash Nikon est particulièrement performant en ce domaine. Quelque soit le mode d’exposition de l’appareil, le calculateur est capable d’ajuster de manière équilibrée la part de l’éclairage du flash et celle de la lumière ambiante. Ceci est particulièrement utile lorsque l’on utilise le flash pour “déboucher” des ombres en plein jour, et atténuer les ombres disgracieuses causées par un éclairage latéral du soleil sur des visages par exemple (fill in).
Dans la plupart des cas la seule manoeuvre nécessaire pour effectuer ce type de correction est de mettre le flash en route!

Afin d’affiner encore cette correction et l’adapter aux goûts de chacun ou au type de sujet, on pourra à loisir corriger le dosage de l’éclair en agissant sur le correcteur d’exposition du flash afin d’obtenir un effet plus ou moins discret.

Remarque: lorsque l'on applique une correction d'exposition avec la touche dédiée au flash, seule la lumière émise par le flash est concernée. Si l'on applique une correction avec la touche de correction normale l'ensemble de l'exposition est concernée, lumière ambiante et flash.

 

La correction du flash interne se fait avec la touche flash de l'appareil et la molette arrière. Pour le flash externe on utilisera le pad +/- (SB800) ou la touche correction et molette du flash (SB900/910) ou touche selection du flash pour acceder à la fonction et molette (SB700).

 

Vitesse se synchronisation:

En mode P et A on peut régler la vitesse minimale avec le menu e1 (D700-D300-D90)

On peut régler la vitesse de synchronisation maxi entre 1/60 et 1/320 avec le menu e2 (D700-D300)

Avec le D5000 la vitesse de synchro maxi est de 1/200.

 

Synchro FP (haute vitesse) voir en bas de page.

 


Flash interne:

Il peut rendre service en cas de contre jour pour des sujets proches (portée faible) mais son usage sera vite limité par une lumière ambiante trop forte.

De même, la lumière produite est de faible qualité (champ couvert faible et peu homogène, lumière "dure" due à la taille très faible du diffuseur, risque de masquage partiel de l'éclairage du bas de l'image si l'on utilise un objectif un peu long)...

 

 

 

Utilisation du flash en intérieur:

 

On distingue plusieurs cas possibles:

1/ L'éclairage d'ambiance n'est pas exploitable car très faible ou nul.(et/ou vitesse de synchro standard, 1/60e ou plus)

Les parties de la scène hors de la portée du flash seront complètement noires. Le contraste sera très élevé et peu esthétique mais on ne peut faire autrement dans ces conditions.

2/ l'éclairage d'ambiance est exploitable (suffisant pour impressionner le capteur à des vitesses raisonnables (entre 1/10s et 1/30s).

Le mode d'exposition manuel (M) est indiqué.

Le fait de sélectionner un diaphragme assez ouvert et une vitesse basse (1/30e ou 1/15e par ex), lui permettra de profiter de l'éclairage ambiant et de n'utiliser que la puissance de flash juste nécessaire à un éclairage parfait, il sera donc discret dans l'image.

Il faut savoir que même si la vitesse utilisée est assez basse , un bougé éventuel n'affectera fortement que la partie de la scène hors de portée du flash.

Avec le flash interne on peut aussi appliquer les principes ci-dessus.

Astuce pratique: Lorsque l'on active le flash, l'indicateur d'exposition (bargraph) dans le viseur indique toujours l'exposition de la lumière ambiante. On connaît donc le degré d'équilibre entre les deux sources d'éclairage (le flash ne faisant que compenser l'exposition du premier plan), ce qui permet de corriger éventuellement un ou plusieurs paramètres (vitesse et/ou diaphragme et /ou sensibilité) afin d'obtenir l' équilibre souhaité. En général on privilégiera le naturel donc on sous exposera le flash, - 1 environ. Et on choisira une sensibilité permettant d'afficher une vitesse suffisante pour éviter le flou de bougé (1/30e mini pour un sujet calme).

 

En résumé pour obtenir un bon équilibre lumière intérieur et flash il faut passer en mode manuel d'exposition, afficher un diaphragme raisonnable compte tenu de la faiblesse de la lumière ambiante (de 2,8 à 4 dans les cas courants), puis , flash éteint, cadrer un sujet type de la scène, et en agissant sur la vitesse et/ou la sensibilité régler pour un affichage 0 ou -1 sur le bargraph du viseur. Puis activer le flash (on peut lui appliquer éventuellement une légère sous exposition si on désire une grande discrétion de son éclair). Ceci est facile à vérifier par une première prise de vue qui permettra d'affiner les réglages.

Problème

La lumière émise par le flash est différente en couleur de la lumière artificielle d'ambiance. Dans ces conditions selon sa proximité, la teinte du sujet principal sera plus ou moins froide par rapport au fond rendant l'ensemble peu naturel et homogène.

Solution

Avec un éclairage d'ambiance incandescent et un SB700 800 ou 900, on pourra avec bonheur utiliser le filtre "incandescent" livré en accessoire, sur le diffuseur du flash, et régler la balance de l'appareil en conséquence (le SB 900 s'en charge tout seul). Dans ce cas la lumière du flash ayant une couleur proche de la lumière ambiante l'ensemble de la scène sera très homogène et le flash sera de très discret à indétectable dans l'image.

 

En cas de très basse lumière, et uniquement en mode AF "S", le flash émet une mire rouge permettant au système AF d'effectuer tout de même la mise au point. Ci-contre l'image de cette mire où l'on peut constater que la partie efficace se situe au centre (c'est à dire dans la zone du capteur central).

La mire ne sera donc émise que si le capteur central est activé.

 

 

 

 

Système anti yeux rouges:

L'usage du flash, particulièrement le flash intégré peut provoquer le phénomène d'yeux rouges dans certaines conditions:

-Flash proche de l'axe optique (le flash se reflète dans les yeux comme dans un miroir et revient directement vers l'objectif, c'est particulièrement le cas avec le flash intégré)

-Usage d'une focale assez longue avec un sujet assez éloigné (dans ce cas le flash est toujours dans l'axe de l'optique car le sujet est loin)

-Pièce très faiblement éclairée (les iris des personnes présentes se dilatent au maximum)

-Enfants

La raison de l'apparition de la couleur rouge est due au fait que lorsque les iris sont grands ouverts l'éclair du flash est réfléchi par la rétine de l'oeil qui est fortement vascularisé et donc apparaît rouge.

 

Le système anti yeux rouges consiste en l'allumage en continu pendant quelques secondes de l'illuminateur de l'appareil juste avant la prise de vue (ou une série de flashes avec certains modèles), lumière puissante qui va faire se fermer les iris des yeux des sujets. Ainsi il restera peut être un point rouge mais celui ci sera très petit ou invisible. Ce système est assez efficace mais perturbant pour les sujets... et pour le photographe. En effet l'émission de lumière dure environ 2 secondes ce qui retarde le moment de la prise de vue réelle.
La meilleure solution, lorsque cela est possible, est d'augmenter le plus possible l'éclairage de la pièce pour faire fermer les iris de yeux, ou d'utiliser un flash à monter sur la griffe de l'appareil ce qui éloignera l'axe du flash de celui de l'objectif et évitera la réflexion directe.

Attention à ne pas oublier de désactiver cette fonction lorsqu'elle n'est plus nécessaire car vous pourriez penser que votre appareil a un problème car il semble déclencher avec retard...

Bouton flash et molette arrière.

A ne pas confondre avec la lumière d'appoint pour l'af qui utilise la même lampe d'assistance: menu perso a6.

 

 

Utilisation du flash en plein soleil

Synchro fp (haute vitesse)

 

Les appareils reflex étant dotés d’un obturateur à rideaux, celui ci ne permet d’opérer au flash que jusqu’à une vitesse maximale de 1/250 e de seconde.(cas des Nikon D200, D300, D7000, D700, D2x, D3) ou moins (D40, D60, D80, D90).
Lors d’une prise de vue en lumière intense, la vitesse nécessaire pour une bonne exposition peut dépasser ces valeurs. Dans ces conditions la solution pour pouvoir tout de même utiliser le flash (externe) est de sélectionner le mode synchro automatique haute vitesse (auto FP) dans le menu e1 des D200, D300/ D700, D7000 ou e5 du D90, qui va permettre d’étendre la gamme de vitesses utilisables jusqu’au 1/8000e de seconde (1/4000e D90)....mais:

Ne fonctionne pas avec le flash intégré.(Sauf 1/320e avec les D700/300)
Cette extension amène une contrainte. Le mode de fonctionnement du flash dans ce cas fait chuter la puissance de l’éclair proportionnellement à l’augmentation de la vitesse d’obturation:
Jusqu’à 1/250e de seconde 100% de la puissance est disponible
à 1/500e de seconde 50% seulement
au 1/1000e de seconde 25% seulement, etc.....
Ceci est donc extrêmement pénalisant en terme de portée utile, mais il faut tout de même relativiser. Dans le cas qui nous occupe (atténuer des ombres disgracieuses sur des visages ou éclairer un sujet à contre jour) les vitesses nécessaires par une ambiance ensoleillée se situeront entre 1/250e et 1/500e le plus souvent. Donc c’est tout à fait gérable surtout si l’on utilise un flash puissant (SB800 ou 900). Il faudra bien sûr rester dans les limites de distances permises affichées par le flash, selon vitesse d’obturation utilisée.

Astuce:

Pour compenser la perte de puissance en mode auto FP dans des conditions de lumière intense, si le sujet à éclairer n’occupe qu’une partie du viseur (cas d’un seul personnage), on peut utiliser une focalisation de la tête flash dans un angle plus étroit que celui de l’optique utilisée. Cela permet en concentrant la lumière émise de gagner en puissance lumineuse. Si le sujet est décentré on peut, en plus, orienter la tête flash dans sa direction.

 

 
 

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